Voyage de mémoire en Pologne : sur les traces de l’Histoire
Les élèves des groupes de spécialités HGGSP et SES, accompagnés par Madame Bataille et Monsieur Feral, ont participé à un voyage pédagogique en Pologne, au cœur d’un travail sur histoire et mémoire.
À Cracovie, ils ont découvert le quartier juif et le ghetto, avant de visiter les camps d’Auschwitz et de Birkenau. Ces lieux emblématiques leur ont permis de mieux comprendre la réalité de la Shoah et son impact sur les territoires.
Le moment le plus marquant a été la rencontre avec une survivante, une enfant cachée, venue témoigner de son histoire. Un échange fort qui a donné tout son sens aux mots de Ginette Kolinka et Élie Buzyn : les élèves deviennent à leur tour des passeurs de mémoire.
Ce projet s’inscrivait dans plusieurs disciplines : en HGGSP (histoire et mémoire), en SES (économie de la Pologne), en anglais (territoire et mémoire) et en physique-chimie, avec une réflexion sur l’usage de la science dans l’industrie de la mort.
Un voyage marquant, qui engage les élèves à comprendre, transmettre et ne jamais oublier en témoignent les textes écrits au retour de ce séjour.
On peut marcher dans les camps, longer les barbelés, regarder les rails que des milliers d’âme ont traversés,On peut poser des questions aux survivants, croiser leurs regards, entendre leur voix trembler, parfois pleurer ,Mais on ne comprend toujours pas….
C’est peut être ça l’horreur la plus profonde, pas seulement la mort, pas seulement le chaos, mais la capacité à effacer, à nier, l’humanité dans le regard.
Entre murs de Cracovie et murs d’AuschwitzLe passé murmure, le présent écouteLa douleur se mêle à l’émerveillementLes histoires des témoins guident mes pasA Auschwitz, le silence m’a marqué plus que tout, un silence lourd, presque impossible à décrire.En marchant le long des rails à Birkenau, j’ai ressenti une tristesse immense comme si le passé nous suivaitVoir les valises, les chaussures, les photos des prisonniers tous amaigris m’a fait monter les larmes aux yeux; ce n’était plus des chiffres appris en cours, mais des vies entières séparées et briséesLes paroles des Derniers résonnent dans ce silence…L’horreur de la guerre ne m’a guère épargnéeComment me relever, faire comme si de rien n’étaitFonder une famille reconstruire ma vie,Tout cela résonne comme une plaisanterieVivante je suis, mais une part est morteCar mes bourreaux à découvert sortentAlors que moi la nuit je reste hantée par les crisTout cela résonne comme une plaisanterieEt comment expliquer l’abominableA ceux qui pensent que rien n’est véritableEt qui nous bafouent sans le moindre remordIls préfèreraient que je me taiseMais je témoigne pour que personne n’oublieAfin que cela résonne enfin plus comme une plaisanterie










