Vendredi 19 mars a vu le tremplin pour un métier installer ses quartiers à Saint Genès pour la journée. Jeunes et professionnels ont pu se rencontrer avec profit à n'en pas douter, tant l'organisation semble bien rodé.
Entrevu avec P. Harand, président de cette manifestation.
Cette manifestation organisée par l'APEL, longtemps appelée "Forum des carrière" est devenu "Tremplin pour un métier". Qu'apporte ce changement?
Cette nouvelle formule favorise la rencontre entre l'école et le monde du travail. Nous avons 250 professionnels répartis dans 7 grands secteurs d'activité qui parlent de leur métiers à un petit groupe d'élève ou par le biais de mini-conférences.
Nous avons aussi un pôle espace-entreprise qui s'attache à présenter l'architecture fonctionnelle d'une entreprise et pas seulement le poste de travail « isolé » du reste du fonctionnement de l'entreprise.
Il y aussi un espace - première animé par des jeunes récemment embauchés dans une entreprise qui témoignent de leur métiers, de leur parcours et difficultés pour y arriver. Un pont s'établit ainsi entre l'école et le monde professionnel, monde souvent très centré sur son métier.
C'est aussi l'occasion pour les jeunes de découvrir qu'un secteur d'activité donné est en réalité riche d'une grande quantité de métiers connectés et différents, auxquels on ne pense pas à priori.
De plus, les jeunes viennent en ayant préparé leurs questions par l'intermédiaire d'un passeport.
Quels sont les métiers qui émergent et qui attirent les jeunes?
On notera la montée des métiers liés à l'environnement, secteurs qui préoccupent beaucoup d'entreprises. Les métiers plébiscités sont souvent des métiers "nobles" comme avocat, médecins... L'armée rencontre aussi beaucoup de succès. Ces métiers sont souvent recherchés indépendamment de leurs capacités réelles à proposer des embauches.
Il est donc important d'insister auprès des cursus scolaires modestes sur les possibilités de découvrir des formations moins prestigieuses, notamment par la formation en alternance qui rencontre une succès croissant.
Cette formation - 2 jours en école et 3 jours en entreprise - permet un passage et une adaptation "en douceur" aux contraintes du monde de l'entreprise, avec souvent un embauche au bout du cursus.
Quelle est la préoccupation majeure qui émerge des élèves quand aux métiers recherchés?
C'est en premier lieu "combien ca rapporte?". Les jeunes veulent bien gagner leur vie et être indépendants, ce qui contribue au succès des cycles cours. Ils recherchent aussi des métiers qui bénéficient d'une image un peu « fun ». Mais nous sommes souvent amenés à leur rappeler que cet argent demande beaucoup d'efforts et de travail personnel, et qu'ils se doivent par conséquent d'être ambitieux dans les efforts.
Propos recueillis par Joël Rivet.



